Faire ses semences de curcubitacées

Nombre de porte-graines minimal : 10 à 20

Modes de fécondation et sélection

Les courges sont des plantes allogames entomophiles (pollinisées par les insectes) avec des fleurs mâles et femelles séparées. Les fleurs sont relativement « grosses ». Il est donc plutôt facile de s’en occuper.
Il y a 5 espèces communément cultivées dans les jardins.

Voici les 3 principales :

Cucurbita maxima : avec gros jaune de Paris, vif d’estampes, potimarron. Ce sont des variétés avec des fruits relativement gros, avec beaucoup d’eau et très répandus. Leur conservation est limitée.

Cucurbita moschata : avec Musquée de Provence (ocre lorsqu’elle est mûre), Pleine de Naples, Longue de Nice. Ces variétés ont besoin de chaleur et sont tardives. C’est pourquoi il est difficile de les cultiver en altitude, à moins de les tailler pour ne garder qu’un fruit afin de mettre toutes les chances de notre côté pour l’amener à maturité. De plus, une des qualités de ces variétés, est de se conserver même entamées. Pour une longue de Nice par exemple, les graines sont dans la partie « boule ». Tout le reste est long et charnu, on peut en couper un morceau (la chair contient peu d’eau et c’est bon sauté à la poêle). Il se forme ensuite une gélatine sur la partie coupée, le reste se conserve très bien et longtemps.

• Cucurbita pepo : courgette, pâtisson, ronde de Nice, courge spaghetti, coloquinte.
Les autres :
• Cucurbita argyrosperma : avec striped green cushaw qui est savoureuse.
• Cucurbita ficifolia : courge de Siam sinon peu d’intérêt pour la chair .
Point important à retenir :
Entre maxima, moschata et pepo pas de croisements possibles, en revanche argyrosperma se croise avec toutes les autres et inversement.
En revanche, toutes les variétés se
croisent à l’intérieur d’une même espèce. Par exemple, il y a des croisements possibles entre courgette et coloquinte ou entre deux maximas ou entre deux moschatas.
On peut donc avoir une pepo, une moschata et une maxima dans le jardin sans aucun croisement possible à condition bien sûr d’être suffisamment loin d’un jardin voisin ! En effet, comme ce sont les insectes pollinisateurs (abeilles, bourdons…) qui se chargent de la fécondation, il faut compter au moins 2km entre deux variétés d’une même espèce.

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Vidéo extraite de ” semences buissonnières ” de Longo Maï (vidéos libres de droits à condition de ne pas en faire le commerce).