Que je vous raconte : Un ami m’offre 7 petits plants de tomates qui font à peine 7 cm de haut
(des poupons) en me précisant que c’est une variété espagnole.
La saison des plantations s’achève ; et on a déjà 100 pieds installés un peu partout.
« Mais tiens, que je me dis : 7 de plus, on ne verra pas la différence. Justement, y’a pas encore de tomates dans la serre basse. Allons-y ! ».
Et en plus, on favorise les variétés italiennes et espagnoles qui vivent des étés chauds et secs depuis déjà beaucoup plus longtemps que par ici.
Ils croissent vite et bien par nos bons soins. Mais je sais que cet ami n’est pas très vigilant concernant les mille tromperies des apprentis-sorciers modernes. Et je sens donc le besoin d’aller consulter l’oracle moderne (Internet) qui, si on tape les quelques bons mots-clés, apporte souvent des réponses (même sans IA).
J’apprends ainsi que nous avons affaire ici avec la Kumato à un hybride créé par Syngenta, de toute évidence à partir de la petite tomate « open source » appelée OSU Blue qui est une variété stabilisée d’abord verte et noire pour enfin tourner au pourpre et rouge.
Pour justifier son hybride (non-reproductible et donc à racheter à chaque année), Syngenta l’a fait grossir et l’a rendue très ferme (même quand mûre) afin qu’elle puisse voyager loin et longtemps. Et avec l’intention d’une très attrayante apparence (mais sur ce point, ils devront encore s’améliorer car 1 tomate sur 5 présente une sorte de petite excroissance ressemblant à une agglomération de verrues) anomalie génétique ?
Par ailleurs, à force de se faire dire que leurs « fabrications » sont insipides, Il semblerait qu’ils
bossent fort sur l’amélioration du goût. Car ces « nouvelles » tomates sont relativement goûteuses.
C’est que les apprentis-sorciers vont finir par nous arranger ça aussi. Si bien que leur produit, in fino, semblera plus vrai que Nature.
Mais ici, bien isolés dans la serre basse, on ne leur fera surtout pas faire de petits.
Syngenta (d’origine suisse mais aujourd’hui chinoise) est un des pires semenciers mondialisés – à l’instar des Bayer / « Monstresanto » et Limagrain – qui en plus de prôner le maximum de variétés hybrides, produisent de nombreux herbicides dont certains, interdits en Europe, sont exportés vers le Sud où existent encore peu de lois environnementales…
Leur quartier-général en France se situe dans l’Eure où le 3 octobre 2026 a eu lieu une manifestation pour s’opposer à leur malice malade de fric.
AnLa